Human Fiction

Action – Creation – Critique

Slow Literatures, première partie

La constatation de Hamlet 1, après son entrevue avec le fantôme, « This time is out of joint » 2, peut servir de symbole pour une époque tout entière (Geistzeit), en particulier à celle qui s’étend du xve au xvie siècle, et se termine avec le renouveau classique du grand Siècle. C’est bien une disjonction qui s’opère, un équilibre qui se rompt durant cette période, un cadre qui s’effrite, celui d’une notion fondamentale au centre de la pensée humaine depuis le Moyen-Âge. Cette notion est celle d’un ordre et d’une hiérarchie nécessaires et préétablis, présidant à l’enchaînement des vérités éternelles comme à celui des rapports entre les hommes et la création, et des hommes entre eux. Or, dès les dernières décennies du xve siècle, comme toute époque de transition, voit se désagréger cette conception harmonieuse, équilibrée et stable du monde.

Le critique de la littérature anglaise et universitaire français Henri Fluchère (1898-1987), décrit ainsi cette période instable et trouble : « […]ce sont les aventures de l’âme humaine décontenancée, inquiète, hésitante, désespérée, à la recherche d’une foi, d’un ordre nouveau, de nouvelles raisons d’espérer, […] Avec plus ou moins de lucidité, chaque époque d’incertitude ressent cette angoisse, cette peur, et les exprime à travers ses techniques » 3. L’une des « techniques » dont parle Henri Fluchère et qui nous intéresse ici, est la littérature, et c’est celle produite dans l’Italie de la fin du xve siècle (Cinquecento) et du xvie siècle (Seicento) qui est l’objet du présent article. Ce choix réducteur de l’Italie, ne signifie nullement prétendre que seuls les auteurs de la péninsule se sont fait les interprètes et les traducteurs des « angoisses » traversant les deux siècles séparant la Renaissance et le Classicisme, ce choix se justifie de lui-même par l’importance, le poids culturel et artistique que l’Italie occupait alors pour les hommes et penseurs de cette époque. Il est évident, pour nous aujourd’hui comme il fut pour les hommes de cette période, que cette angoisse, cette peur, cette incertitude sont universelles et totales ; chez tous les hommes quel que soit son rang social et son pays natal, et dans presque toutes les activités sociales 4, dans le domaine artistique comme religieux (émergence et l’affirmation du mouvement de la Réforme, et ensuite la Contre-réforme).

De nombreuses créations artistiques de l’époque ont exprimé cette angoisse et cette instabilité de la condition humaine, parmi elles l’œuvre du dramaturge William Shakespeare est probablement l’une des plus brillantes et saisissantes qu’il exista dans la littérature européenne, en particulier dans ses pièces dites de la « période noire » : les célèbres tragédies Hamlet, Othello, Macbeth, King Lear, lesquelles se font les miroirs 5 de cette conscience (Geistzeit) inquiète. Dans tous les espaces culturels d’Europe, un cri angoissé et désespéré retentit et les différentes formes littéraires existantes à l’époque (tragédie, poésie, traité philosophique) en témoignent, toujours de manière plus ou moins explicite et plus ou moins diffuse. À l’autre extrémité de la patrie de Shakespeare, le grand poète de la Renaissance portugaise Luis de Camoes (1524-1580), a fait de cette angoisse existentielle la matière privilégiée de son œuvre lyrique. Le « dérèglement du monde » 6 est un thème central qui parcourt ainsi toute son œuvre lyrique. La poésie lyrique de Camoes se caractérise précisément par la confession meurtrie des malheurs, des incertitudes et du désespoir qui ont marqué sa trajectoire personnelle, laquelle lui semble dominée par un destin cruel, exprimée admirablement dans les vers qui suivent :

Que le jour où je suis né, meure et périsse
Que plus jamais le temps ne le renouvelle,
Qu’il ne revienne plus au monde et, s’il vient
Que le soleil subisse une éclipse à cette occasion […]. 7

La profonde angoisse existentielle du poète transparaît clairement à la lecture de ses vers, la vie semble lui offrir uniquement des souffrances et des déceptions, et ce sans aucune arme pour y faire face sinon d’abolir la course du temps, la fuite inexorable dont l’existence est soumise.

C’est précisément à partir des xve et xvie siècles, nous explique Stefano Calabrese, que la littérature tenta de se dégager de l’étreinte du temps qui l’étouffait, de la funeste progression à laquelle elle soumet les hommes et les choses, et ce sont ses écrivains qui avaient comme horizon idéal d’agir en faveur d’une solide et nouvelle stabilité 8, celle de l’homme dans ses pensées, son langage, sa vision du monde (weltanschauung), son action, son histoire, ainsi que dans sa poésie et sa littérature.

Deux grandes figures littéraires en Italie se sont données pour mission de porter remède à la désolation des hommes, dont les repères philosophiques et moraux établis depuis la Renaissance du Quattrocento se fissuraient dangereusement. Le premier est l’humaniste vénitien Pietro Bembo (1474-1547), poète, philosophe et grammairien de premier plan dans l’évolution historique de la langue italienne, dont il fixa l’usage littéraire dans Prosa della volgar lingua (1525) 9, et du Pétrarquisme 10, dont il inaugura la mode. Le deuxième, dans les dernières décennies du xvie siècle, le poète mythique 11 de la famille d’Este établie à Ferrare 12, Torquato Tasso (1544-1595), dit le Tasse, a lui aussi à son époque livré bataille contre le « dérèglement du monde » 13, avec pour seule arme ses vers. La puissance épique et lyrique de ces derniers fit frémir plus d’un poète à l’époque par leur hardiesse et leur modernité. Le long poème épique et lyrique consacré à la première croisade, la Gerusalemme liberata (1575-1580) exprime ce désir insatiable d’un nouvel équilibre de la vie humaine capable d’offrir une véritable harmonie universelle entre les hommes et le divin. Ce long poème épique est un monument littéraire impérissable, qui fut célébré dans toutes les cours d’Europe comme le chef-d’œuvre du Tasse, une œuvre à l’esthétique flamboyante et somptueuse, soutenue par une structure narrative rigoureuse et complexe ; une esthétique qui connût une considérable fortune à travers les siècles, dans le théâtre, dans le roman et la poésie baroques, jusqu’au xixe siècle, chez nos modernes tels que Charles Baudelaire 14 en poésie ou Eugène Delacroix 15 en peinture.

Pietro Bembo : ordinator mundi

Toutes les biographies consacrées à l’humaniste vénitien dépeignent un homme profondément inquiet, obsédé et terrorisé face à l’instabilité de l’existence, et ce jusqu’à ses derniers jours. Dans sa jeunesse quand il remplissait des missions d’ambassades pour diverses seigneuries, il fut souvent témoin du chaos qui régnait alors, à cause généralement des incessantes guerres que se livraient les principautés de la péninsule. Sa vie personnelle est, elle aussi, la proie de l’instabilité en dépit de la place privilégiée qu’il occupa à la cour et du confort matériel dont il bénéficia auprès de ses multiples mécènes ; sa vie amoureuse n’en est pas moins épargnée, comme en témoignent les dialogues philosophiques des Asolani, dans lesquels transparaît une véritable souffrance, sincère et vivante, devant l’obsolescence de l’amour exprimé avec subtilité à travers une narration à la première personne.

Le dialogue philosophique qui ouvre le recueil des Asolani repose sur l’image angoissante de l’instabilité 16 : le narrateur est un navigateur pris au piège dans une tempête en pleine nuit, espérant s’en sortir en se remettant à sa boussole, il risque plusieurs fois la noyade, son navire se brise juste au moment où quelqu’un sur le rivage est alerté et s’empresse de porter secours à l’homme que les vagues font échouer sur la plage. Ce récit donne d’emblée la teneur générale de l’œuvre que Bembo a voulu placer sous le signe d’une instabilité angoissante. La littérature est pour l’humaniste le seul moyen de cristalliser et donner forme aux angoisses existentielles de sa génération, un espace pour s’y réfugier et y porter remède par l’imaginaire 17, espace rassurant, car régit par des règles et conventions linguistiques strictes, solides et suivies par tous, idéal qu’il réalisa en tant que premier grammairien moderne de la langue italienne.

Ses œuvres, qu’elles soient littéraires, linguistiques ou philosophiques, se caractérisent par un refus catégorique dans la production écrite d’une parole aléatoire et variable (idiomatique), comme celle de l’oralité, laquelle était unanimement employée par les hommes de lettres suivant les multiples traditions langagières dans la péninsule. Bembo ne récuse pas l’usage du volgare (les langues italiennes) dans les lettres, mais déplore sa faiblesse à cause de son usage trop spécifique et limité, car trop excessivement subordonné aux traditions langagières locales, et ainsi trop incertain, instable et volage pour jouer le rôle auquel l’humaniste vénitien le destine, à savoir l’instrument unificateur de la civilisation italienne et de ses peuples. Cet idéal était largement partagé à l’époque, et ce depuis le Trecento (xiiie siècle), notamment par le poète Dante Alighieri (1265-1321). Parmi les divers courants intellectuels et savants que la Renaissance a vu naître, Pietro Bembo est probablement le plus grand des humanistes-philologues de l’humanisme en langue vernaculaire (l’umanesimo in lingua volgare) et par ses travaux son plus fervent théoricien. Tout comme les autres humanistes de son temps, Bembo est attaché à l’idéal œcuménique et ses valeurs d’universalité, de coopération et de citoyenneté cosmopolite ; un idéal omniprésent dans ses écrits, qui l’amène dans la sphère littéraire à repenser la nature et la finalité de la littérature de son époque 18. En effet, selon l’humaniste, les hommes devraient prendre conscience du pouvoir d’« éternité » et de « stabilisation » dont serait capable la littérature 19, car celle-ci constituerait une thérapie viable 20 contre le mal qui accable ses contemporains en leur offrant un moyen de retrouver un équilibre à la fois éthique, intellectuel, civique et spirituel sur lequel fonder leurs vies 21. Dans son étude L’idea di letteratura in Italia, Stefano Calabrese résume ainsi la conception de la littérature de Bembo, partagée par de nombreux humanistes qui lui étaient proche intellectuellement :

[…] la littérature [leurs étaient] anthropologiquement nécessaire pour fermer la cours (sic) de l’histoire, et l’arrêt devient possible seulement en travaillant sur les formes [littéraires], en s’inspirant des sommets de la littérature : Virgile et Cicéron pour le latin, Pétrarque et Boccace pour le volgare […] De là vient l’inévitable pression exercée par les appareils doctrinaires et la certitude que l’inventio de l’écrivain […] doit se déployer à partir d’un répertoire fixe de formes et topoï.22

L’un de ces « sommets » illustres parmi ceux cités par Stefano Calabrese, l’auteur du célèbre Decameron, Giovanni Boccaccio, est peut-être l’auteur le plus proche de l’humaniste. La finalité que Boccaccio se proposait à la conception de son chef-d’œuvre est à plusieurs égards semblable à l’humaniste Bembo, ne serait-ce que pour la teneur désespérée de leurs peintures de la condition humaine, mais plus encore dans la foi indéfectible à « l’action harmonieuse de l’écriture littéraire » 23.

Le Decameron a été conçu et élaboré par Boccaccio à Florence lors de la grande peste de 1348. Ce contexte de mort et de dissolutions des rapports sociaux qu’il pouvait observer autour de lui, chez ses concitoyens, a pesé dans la création de l’œuvre 24, laquelle se compose de cent nouvelles dont le récit-cadre est la peste et ses ravages en Toscane. Les nouvelles sont ainsi racontées par sept jeunes femmes et trois jeunes hommes qui s’assemblent en brigade (la lieta brigata) pour se réfugier dans la campagne toscane, loin de la « mortelle » Florence et ainsi échappent à l’hécatombe en s’égayant d’histoires, de poésies et de chansons, dans le cadre idyllique de la valle delle donne (vallée des Dames).

Boccaccio voulait son Decameron une œuvre-remède, capable de recréer, face au chaos dans lequel lui et ses contemporains étaient plongés, une harmonie sociale, éthique et civique dont la jeunesse devra porter la responsabilité de sa réalisation. Cette nouvelle harmonie que Boccaccio appelle ardemment de se vœux doit s’établir (et c’est ainsi qu’elle s’établit dans le cadre romanesque de l’œuvre) par et à travers l’exercice la parole guidée par la raison 25, une faculté permettant à la parole d’être intelligente, élégante et non impulsive (parola ornata) 26. C’est précisément sur ce point qu’il est possible de rapprocher Bembo de l’auteur du Decameron, dans leur confiance au pouvoir de l’écriture littéraire et de son langage à sauver l’homme de son désespoir et du chaos qui menace son intégrité morale et intellectuelle.

La stabilité rendue par le médium linguistique et littéraire, voilà ce qui pourra de nouveau, selon l’humaniste Pietro Bembo impulser une nouvelle ère porteuse d’un renouveau civilisationnel capable de sortir l’homme du « dérèglement du monde » dans lequel il est plongé et lui donner le moyen d’agir en cette période de changements radicaux.

À suivre…

Ceci est l’épisode 1 de 2 dans «  Slow Literature  ». Rendez-vous le 23 octobre pour l’épisode 2.

Màj du 23 octobre : L’épisode 2 est reporté sans date fixe. Il sera publié dès que possible.


  1. Cet article reprend pour l’essentiel le chapitre que consacre Stefano Calabrese sur l’humaniste Pietro Bembo dans L’idea di letteratura Italiana, de même le présent titre. 

  2. Hamlet, Acte I , scène V. 

  3. Henri Fluchère, Shakespeare, dramaturge élisabéthain, 1966, Gallimard, p.281. 

  4. Cette angoisse de l’instabilité est présente partout et s’exprime dans tous les genres d’écrits, notamment politiques, dont l’une des œuvres les plus célèbres du genre reste incontestablement De Princepatibus de Niccolo Machiavelli (1469-1527), où l’auteur appel les potentats à remédier à la situation chaotique de la scène politique de la péninsule en adoptant une nouvelle formule de gouvernement fondée sur la virtù et l’action concrète leur permettant de se rendre ainsi maître des aléas de la fortuna et d’établir un nouvel équilibre politique, mais également entre le sacré et le profane. 

  5. Henri Fluchère, Shakespeare, dramaturge élisabéthain, op. cit. 

  6. Annick Benoît-Dusausoy (dir), Guy Fontaine, Lettres Européennes : manuel d’histoire de la littérature européenne, 1992, Hachette, p. 325. 

  7. Ibid. 

  8. Stefano Calabrese, L’idea di Letteratura in Italia, 1998, Bruno Mondadori edizione. 

  9. Cette œuvre fut jusqu’au début du xixe siècle, la vulgate privilégiée de la littérature italienne moderne, dans laquelle Bembo entérine la canonisation de la mythique triade littéraire Dante-Boccaccio-Petrarca. Ce groupe de poètes désigné comme fondateur de la littérature italienne sont communément désigné depuis le poète humaniste Giovanni Quirini sous le terme des « tre coronne » (les trois couronnes). 

  10. Le pétrarquisme est en poésie toute imitation stylistique ou thématique de l’oeuvre lyrique de Francesco Petrarca (1304-1374). Pietro Bembo était le plus acharné défenseur et promoteur du poète dans la péninsule, il prépara plusieurs éditions de ses œuvres à Venise chez le fameux imprimeur et humaniste Aldo Manuce. Travaillant inlassablement à faire reconnaître au volgare (langues vernaculaires italiennes) une valeur et une dignité littéraire comparable à celle du latin, Bembo réussit à imposer Petrarca comme modèle idéal en poésie de même que Giovanni Boccacio (1313-1375) en ce qui concerne la prose (celle du Decameron) et la langue de Dante Alighieri (1265-1321) comme norme linguistique au sein des cours aristocratiques italiennes. Toute l’Italie, puis l’Europe entière suivit les préceptes de Bembo et pratiquaient jusqu’au début du xviie siècle en poésie le pétrarquisme élaboré par ce dernier.
    « Nul, estime l’historien de la littérature Paul Renucci, sans doute, n’a fait davantage pour affermir le culte de Pétrarque, qui se répandra pour un siècle et plus sur toute l’Europe occidentale ». (Article « Bembo (Pietro) 1474-1547 » in Encyclopedia Universalis). 

  11. Le Tasse, dès son vivant, devient un véritable mythe littéraire et iconographique, un mythe qui vit le jour avec la parution d’une biographie du poète par Montaigne. L’auteur des Essais avait, à maintes reprises, rendu visite au poète lorsque celui-ci était interné à l’hôpital de Sant’ Anna aux alentours des années 1580. Montaigne dépeint le Tasse comme un homme profondément mélancolique et au bord de la folie, un triste portrait qui restera pendant longtemps la seule image du poète dans les diverses et multiples représentations, et ce jusqu’à la fin du xviiie siècle, comme dans le drame éponyme de W. von Goethe, Torquato Tasso (1786-1788), qui fait du Tasse une figure romantique. 

  12. La cour de Ferrare est l’une des plus prestigieuses et fastueuses cours italiennes de la Renaissance du xvie siècle, elle est un centre culturel prestigieux et rayonnant sur l’Europe entière. Elle est connue pour être la patrie du célébrissime poète Ludovico Ariosto (1474-1533), l’auteur du plus grand poème chevaleresque du xvie siècle, Orlando Furioso (1516), de même que le berceau de la nouvelle comédie italienne. 

  13. Annick Benoît-Dusausoy (dir), Guy Fontaine, Lettres Européennes : manuel d’histoire de la littérature européenne, op. cit. 

  14. Baudelaire a consacré un poème au Tasse dans le recueil Les Épaves (inséré ultérieurement dans Les Fleurs du mal), en reprenant le titre de la peinture de Delacroix Sur le Tasse en prison. 

  15. Le tableau de Delacroix intitulé Le Tasse dans la maison des fous, peint en 1824. 

  16. Stefano Calabrese, L’idea di Letteratura in Italia, op. cit. 

  17. Ibid. 

  18. Ibid. 

  19. Ibid. 

  20. « […] il potere eternizzante della letteratura e il suo rolo terapeuticamente stabilizzatore […] ». Ibid, p. 50. 

  21. « […] una via salvezza per l’uomo rinascimentale e per suo ideale di un laica eternità ». Ibid, p. 51. 

  22. Ibid, p. 49 à 51 (traduction personnelle). 

  23. Corrado Bologna, Paola Rocchi, Rosa fresca aulentissima, 2012, Trienni università, Loescher Editore (traduction personnelle). 

  24. Admirablement exprimé dans le récit-cadre (cornice) aux nouvelles de la première journée. 

  25. À cet égard, les nouvelles racontées lors de la septième journée sont centrales en ce qu’elles exaltent toutes le pouvoir de la parole grâce auquel les personnages peuvent échapper à la mort, à la trahison, à la violence, aux calomnies, au déshonneur, etc.
    Bologna Corrado et Paola Rocchi expliquent : « Raccontare storie puo salvare la vità. Questo è il messaggio su cui si struttura il capolavoro di Giovanni Boccaccio. Se la morte si traveste epidermia, se la paura spezza le relazioni civili e umane relegando gli uomini ai piu bassi istinti, allora l’uso ragionevole della parola restituisce armonia e ricrea le possibilità di un buon vivere civile. » in Rosa fresca aulentissima, op. cit. 

  26. Ibid. 

By Clément Fucci, on October 2, 2014. Top.

© Human Fiction, some rights reserved